La onzième édition de la Revue Pluridisciplinaire Africaine de l’Environnement éditée par l’association Jeunesse Africaine pour l’Environnement (JAE) et en collaboration avec l’association Actions pour un Voyage Eco-Responsable et Solidaire (A.V.E.R.S) est consacrée au lien entre tourisme et environnement dans le bassin du Congo, et sera publiée en Mai 2026.
« Tourisme et environnement dans le bassin du Congo »
À la suite de la COP 28 tenue à Dubaï en 2023, qui a réaffirmé l’urgence d’une action climatique intégrée associant atténuation, adaptation et justice climatique, et dans le prolongement de la Conférence des Trois Bassins (Amazonie – Bassin du Congo – Bornéo-Mékong) organisée à Brazzaville en 2024, le Bassin du Congo s’impose plus que jamais comme un espace stratégique central dans les politiques globales de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.
Véritable réservoir de biodiversité et second massif forestier tropical mondial, le Bassin du Congo couvre près de 180 millions d’hectares et absorbe environ 1,5 milliard de tonnes de CO₂ par an. Il s’étend sur six pays – Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Guinée équatoriale et Gabon – et abrite près de 185 millions d’habitants. À la fois espace écologique vital, territoire de vie et lieu d’exploitation économique, il concentre des enjeux environnementaux, sociaux, économiques et géopolitiques majeurs. Les engagements internationaux récents ont mis en lumière la nécessité de mieux articuler protection environnementale et développement économique, en valorisant notamment les solutions fondées sur la nature, le rôle des communautés locales et des peuples autochtones, ainsi que des modèles économiques alternatifs aux formes extractives traditionnelles. Dans ce contexte, le tourisme, et plus particulièrement l’écotourisme et le tourisme de nature, est de plus en plus présenté comme un levier potentiel de développement durable, capable de concilier conservation des écosystèmes, création de revenus et valorisation des patrimoines culturels locaux.
Cependant, le Bassin du Congo demeure marqué par de fortes tensions d’usage. L’exploitation forestière et minière, les projets d’infrastructures, les aires protégées et les politiques de conservation, tout comme les initiatives touristiques, redéfinissent en profondeur les rapports des populations locales à la forêt. Les cadres juridiques et réglementaires, souvent inspirés par des normes internationales (ONU, GIEC, accords climatiques, ONG environnementales telles que Brainforest), peuvent à la fois offrir des opportunités de protection et générer des formes de marginalisation, de restriction d’accès aux ressources et de recomposition des modes de vie.
À l’heure où l’Agenda 2063 de l’Union africaine promeut un développement inclusif, durable et endogène, le tourisme apparaît comme un secteur ambivalent : il peut contribuer à la diversification économique, à l’emploi local et à la sensibilisation environnementale, mais il peut également produire de nouveaux déséquilibres socio-environnementaux s’il n’est pas pensé dans une logique de gouvernance participative et de justice sociale.
Cet appel à contribution se veut multidisciplinaire (sciences sociales, sciences économiques, science politique, sociologie…) compte tenu des enjeux multidisciplinaires qui recoupent la question de l’éducation à l’environnement en Afrique. Les propositions d’articles multidisciplinaires sont donc les bienvenues.
Date limite de soumission des résumés d’article : 28 janvier 2026.
Date de publication: Mai 2026.
Pour nous écrire: contact@association-jae.com.
Equipe JAE